Parc national de Port-Cros et Porquerolles
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Le 30/11/2017

Tous mobilisés pour restaurer les Cap Taillat et Cap Lardier !

Parmi les incendies qui se sont déclarés dans le sud de la France et en Corse, le 24 juillet 2017, le Cap Taillat et le Cap Lardier, propriétés du Conservatoire du littoral situées à Ramatuelle et à La Croix Valmer (Var) ont été durement touchés. Ce sont au total plus de 500 ha qui ont brûlé de Gigaro jusqu’à l’Escalet en passant par le Cap Taillat qui a été réduit en cendres dans sa totalité. Le Conservatoire d’espaces naturel de PACA et le Parc national de Port-Cros qui assurent la gestion de ces sites, en concertation avec le Conservatoire du littoral, propriétaire des sites en collaboration avec les communes de Ramatuelle et de La Croix Valmer, emploient aujourd’hui toute leur énergie pour remettre en état la Cap Lardier. Ils peuvent compter sur la mobilisation de tous les acteurs du territoire et de nombreux bénévoles.
Le Cap Lardier après les incendies d'août 2017 - © Annie Aboucaya - Parc national de Port-Cros

Des espaces paysagers uniques en France

 

Situés sur la Presqu’île de Saint-Tropez, le Cap Taillat et le Cap Lardier sont des sites classés et inscrits, NATURA 2000, zones naturelles d'intérêt écologique faunistique et floristiques (ZNIEFF) et font partie de la zone d'adhésion du Parc national de Port-Cros. Ils représentent incontestablement l'une des plus belles parties du littoral varois. Cet ensemble de côtes rocheuses et sablonneuses, ainsi que leurs maquis situés à l’arrière de la frange littorale, constituent des espaces naturels préservés de l'urbanisation par le Conservatoire du littoral et restaurés par les équipes de gestionnaires.

Chaque année, ce sont plus de 500 000 visiteurs qui se rendent sur ces poumons verts. Le Cap Taillat a été entièrement calciné, hormis la maison des Douanes, qui a résisté aux flammes.

Une lourde perte pour la biodiversité

Le Cap Taillat comptait une importante population de Tortues d’Hermann, l’unique tortue terrestre de France métropolitaine et présente uniquement dans le Var et le massif de l’Esterel. Les populations de Lézard ocellé et de Cistudes d’Europe (tortue aquatique) ont également été détruites lors de cet incendie sans précédent. Ces trois espèces sont suivies dans le cadre de Plans nationaux d’actions. Des Pins parasols, pour certains ayant plus de 60 ans, ont brûlé. La flore endémique du littoral, dont le Palmier nain, le Petit statice, la Barbe Jupiter, a disparu avec les flammes. Au-delà de ces destructions, ce sont des années de travail de protection d’espaces naturels qui s’envolent. Les inventaires des espèces végétales et animales réalisés par le Parc national avant l’incendie vont nous permettre d’agir plus efficacement pour la réhabilitation de la faune et la flore.

Les actions de réhabilitation du Cap Lardier

Les premières actions de remise en état entre le Cap lardier et le Cap Taillat ont débuté dès le mois d’août et permis de ramasser 6 tonnes de déchets grâce à la mobilisation de tous les acteurs et de nombreux bénévoles. Elles se poursuivent par la réalisation de fascines en octobre-novembre. La priorité va aujourd’hui aux travaux de stabilisation des sols et de restauration des sentiers du littoral. Il ne s’agit pas de replanter dans l’immédiat mais de veiller à la bonne répartition des espèces que devraient se reconstituer sur 10 ans.

Les opérations contre l’érosion des sols font l’objet d’études et de travaux forestiers en cours.

Au Cap Lardier, un chantier d’insertion de l’association «  Sauvegarde des forêts varoises » effectue les premiers travaux de coupe encadrés par les agents du Parc National.

Par mesure de sécurité les sites restent fermés aux promeneurs depuis les incendies.